Il porte dans ses plis les inscriptions « Grande Guerre 1914-1918 » et « Afrique du Nord 1952-1962», en effet :
- les unités qui ont formé le 66e RA, dont le régiment est issu, ont combattu sur de nombreux champs de bataille pendant la Première Guerre Mondiale, notamment la Marne, l’Aisne, Verdun, les Deux-Morins, la Champagne et la Picardie. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui l’étendard du 402e RA porte dans ses plis l’inscription «Grande Guerre 1914-1918 ».
- en août 1961 l’activité opérationnelle du 402e RAA est couronnée de succès, en particulier avec l’anéantissement, le 15 août, du PC WILLAYA 5 et la mise hors de combat de son chef. Depuis le 5 décembre 2004 l’inscription « Afrique du Nord 1952-1962» dans les plis de son étendard rappelle cette glorieuse page de l’histoire du régiment.
L’Etendard du 402e R.A.D.C.A. a été remis au régiment en février 1926 par le général Chabord commandant l’aéronautique de l’Armée française du Rhin. Après les événements de 1940, il est confié, au cours de l’été 1942, au groupement de défense aérienne du territoire de Toulouse comme emblème de tradition.
A la dissolution de l’Armée d’armistice, novembre 1942, il est caché par le colonel Conze. Il est remis par la suite au Service Historique des Armées.
Le 25 octobre 1947, le 402e R.A. reçoit son étendard à Commercy. Le 1er août 1962, le 402e R.A. est dissout à Orléansville. L’Etendard est remis au musée des Invalides. Le 10 septembre 1964, l’Etendard est rendu au 402e R.A. recréé à Khel par le général de Brebisson, commandant en chef des Forces Françaises en Allemagne.
Ecu français ancien d’azur au missile blanc à ailerons noirs posés en barre accompagné en chef dextre d’un cartouche d’or au numéro rouge, l’écu timbré d’un pont à trois arches d’or, le reste du même.
La forme générale de l’écu rappelle celle du 423e R.A.A. qui a donné naissance au
402e R.A.A. Le missile est fidèlement représenté, avec l’inclinaison qui est la sienne au moment du tir. Le pont de Kehl évoque la garnison où a été recréé le régiment en 1964.
NEC PLURIBUS IMPAR
Larousse : « Non inégal à plusieurs [soleils] » Supérieur à tout le monde, au-dessus du reste des hommes. Devise de Louis XIV, qui avait pour emblème le soleil.
Devise choisie en septembre 2004, lors du premier séminaire de tradition institué par le COL BREJOT.
Peut se traduire par : « A nul autre pareil ».
Remplaçants les fourreaux d’épaule traditionnels de l’artillerie, les nouveaux fourreaux d’épaule du 402e régiment d'artillerie se présentent ainsi :
- drap bleu foncé avec deux bombardes ailées et une grenade en leur centre, surmontées de deux soutaches écarlates.
Les bombardes et la grenade marquent bien évidemment l’appartenance du régiment à l’artillerie tandis que les ailes permettent de le distinguer des autres régiments de l’arme par ses origines et son héritage. Ces ailes sont l’héritage des premiers régiments d’artillerie sol-air qui comptaient dans leurs rangs une batterie d’aérostiers camoufleurs et qui, avant de prendre rang dans la série 400, ont appartenu à l’aéronautique.
Hercule Corbineau :
Né le 10 avril 1780 il est sous lieutenant en 1796 au 5e régiment de chasseurs. Il se distingue à la bataille d’Hohenlinden où il reçoit la Légion d’honneur. Capitaine en 1803, à la tête de sa compagnie il est grièvement blessé de 7 coups de sabres à la bataille de Lopuczin. A 29 ans il est Colonel Major dans la garde impériale. A Wagram en 1809 il est à nouveau blessé à la tête de son régiment : il a la jambe arrachée par un obus de canon. En 1810 il est nommé Baron d’empire et est fait commandant de la légion d’honneur. Sa fidélité à l’Empereur lui fera rejoindre les rangs de la grande armée pendant la courte aventure des 100 jours. Puis pendant la seconde restauration il devient receveur général de la ville de Chalons sur Marne où il meurt en 1823.
Victor Louis François Fevrier :
Né le 21 octobre 1823, il rejoint le 19e de ligne directement après sa sortie de Saint Cyr en 1841. Affecté au 1° RGT de Zouaves il participe à la guerre de Crimée où il échappe trois fois à la mort : une fois blessé au genou, puis atteint du choléra, et sous un cheval tué sous lui. Chef de Bataillon et décoré de la Légion d’Honneur il est à nouveau blessé en Italie en 1859. Lieutenant-colonel en 1863 le drapeau de son régiment est décoré à la bataille de San Lorenzo au Mexique. En 1870 il est Colonel au 77e de ligne et est blessé à la Bataille de Gravelotte. La balle rentre sous l’oreille, lui casse la mâchoire et lui perce la joue. Prisonnier à Metz il sera libéré à cause de sa blessure. En 1863 il prend le commandement du 6e corps d’armée à Chalons-sur-Marne jusqu’en 1888. En 1889 il est nommé grand officier de la Légion d’Honneur et meurt à Grenoble le 25 décembre 1908.
Sainte barbe, fille du riche et voluptueux Dioscore, naquit près de Nicodémie. Vers l’an 230 son père partant en expédition l’enferma dans une tour afin ,dit la légende, de soustraire sa beauté resplendissante aux assiduités de quelques jeunes seigneurs.
A son retour, Dioscore, païen jaloux,
retrouva sa fille convertie au christianisme. Désespérant de vaincre sa résistance, bien qu’elle n’eut que 16 ans, il la traduisit devant Marcien, Gouverneur, qui commanda qu’elle fut « dépouillée toute nue, meurtrie à coups de nerf de bœuf, déchirée avec des ongles de fer, à avoir les mamelles coupées et à être ignominieusement promenée toute nue dans Nicomédie. « Devant sa constance, Dioscore requiert contre elle un arrêt de mort. Il s’offrit pour être lui-même le bras parricide et son bras criminel se leva pour décapiter Barbe.
C’est alors que, s’en retournant à la cour, triomphant et fier de son zèle à servir les idoles de l’état, il fut « par le ciel frappé d’un coup de foudre qui mit son corps en cendres et précipita son âme maudite en enfer ».
Plus tard, le corps de sainte barbe fut exhumé solennellement et ses reliques transportées en divers pays, le culte de la martyre, a été florissant des le IV ème siècle. Par son geste vengeur, elle s’était révélée « puissance du feu », aussi était–il naturel que dès l’apparition de la poudre, sainte barbe ait été invoquée par tous ceux qui maniaient les nouveaux engins : salpêtriers, bombardiers, canonniers et même arbalétiers honorèrent la sainte, la choisirent comme patronne et, de son effigie, illustrèrent leurs étendards. Les siècles ont passé… La tradition persiste.
Le mot chevron désigne aujourd’hui le galon que porte un sergent. Un chevron en menuiserie est une pièce de bois équarrie qui soutient les lattes sur lesquelles on pose les tuiles d’un toit.
Dans l’armée, un chevron était un galon en V renversé porté sur la manche de l’uniforme, qui indiquait l’ancienneté de service, les blessures, les campagnes, etc. d’où l’expression « un militaire « chevronné » qui s’appliquait à un soldat expérimenté ayant de longs services.
Sous l’ancien régime, le bas-officier issu du rang constitue la cheville ouvrière d’une armée alimentée en hommes qui bien souvent ne sont pas les meilleurs de la population. Jusqu’au XII e siècle, il n’y a que des caporaux et des sergents, auxquels viennent s’ajouter, au XVIIIe siècle, les sergent-majors, les sergents fourriers et les adjudants. Ces bas-officiers ne passent qu’exceptionnellement officiers, en récompense se d’un fait d’armes parvenu à la connaissance du roi, qui leur achète alors une Compagnie. En 1789, les sous-officiers, pour la grande majorité deviennent officiers.
Certains deviennent généraux comme Hoche et finiront même maréchaux d’empire : Masséna, Bernadotte. Sous la restauration, la loi Gouvion Saint-Cyr leur ouvre, en 1818, un tiers des vacances d’officiers dans les corps. La loi Soult, en 1832, leur ouvre dans la pratique deux tiers des vacances d’officiers dans l’infanterie et la cavalerie.
Les hécatombes de 14-15 pousseront aux places d’officiers un bon nombre de sous-officiers d’avant-guerre et l’épreuve du feu permettra, d’autre part, de tirer de la troupe des sous officiers remarquables. Le 30 mars 1928, le corps des sous-officiers se voit doté, pour la première fois, d’un statut. En 1940, l’armée française disposait d’un corps de sous-officiers de qualité qui remplit, dans la plupart des cas, a mission avec honneur et bravoure. Pendant la campagne de 1943-1945, ils firent preuve de qualités exceptionnelles grâce à leur moral élevé, la sélection de leur recrutement et leur compétence.
Après 1945, la guerre terminée, ce furent les campagnes d’Indochine et d’Algérie, au cours desquelles les sous-officiers de l’armée française eurent souvent des responsabilités importantes dans des conditions difficiles dues au climat et à l’isolement. Enfin, les années 70 virent la parution de plusieurs textes importants, avec en particulier, le 30 octobre 1975, le nouveau statut du corps des sous officiers de carrière et la création du corps des majors à compter du 1er janvier 1976
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