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Insigne collection Brevet Hawk




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Le HAWK*.



Un matériel en évolution



    Depuis son retour en métrople, la mission de la batterie Hawk et de l'artillerie sol-air n'a pas changé. Il s'agit toujours d'assurer une bulle protectrice mobile au-dessus des troupes au sol.

    Néanmoins, le matériel a évolué. Depuis, le système d'armes a bénéficié de cinq modernisations majeures, la dernière en 2000 appelée PIP III (Product Improved Programm III). Le Hawk PIP III est au système d'origine ce que le téléphone cellulaire d'aujourd'hui est au téléphone de Graham Bell.


Le SAMP/HAWK PIP III


Sol-air moyenne portée / Homing All the Way Killer Product Improved Programm III.



    Si le tir d'un missile Hawk est un moment particulièrement impressionnant, il n'est en fait que la consécration d'une préparation minutieuse de l'unité chargée de la mise en oeuvre du système d'armes. Le volume en matériel et en personnel peut varier en fonction de la mission.

    La section de tir : dans la bulle de protection du système d'armes Hawk, le tir à vue n'est pas possible. Le missile ayant la capacité d'intercepter un aéronef à une distance de 40 km et 18 000 m d'altitude, il convient donc d'être renseigné sur la situation aérienne bien au-delà de ces distances. La section de tir dispose du matériel et du personnel lui permettant d'assurer la conduite de tir sur les aéronefs de la basse à la moyenne altitude tout en assurant la défense approchée de son site.

    La conduite de tir de la section est assurée par des moyens de détection, d'identification, de coordination et de tir. La détection est assurée par le radar de détection basse altitude (CWAR), qui donne la direction, la vitesse, la distance et le sens de déplacement des aéronefs entre 0 et 3000 mètres d'altitude et jusqu'à une distance de 70 km, et le radar moyenne altitude (PAR), qui fournit la direction, la distance et le sens de déplacement des aéronefs jusqu'à 18 000 m d'altitude et 110 km en distance.

    La section possède également ses propres moyens d'identification (I.F.F. = Identification Friend or Foe) intégrés dans un poste de tir section (FDOC) à partir duquel l'équipe l'équipe de tir (un officier et un ou deux opérateurs de consoles de tir) gère l'ensemble des moyens de la section. Le poste de tir bénéficie également de la situation aérienne donnée par les radats de l'Armée de l'air française ou des armées alliées.

    Cependant, dans le cadre d'une intervention nécessitant des moyens plus importants, un centre de coordination régimentaire peut être déployé. La section, en fonction de sa configuration, dispose de deux à quatre lanceurs transporteurs permettant chacun le transport et le tir de trois missiles, soit en instantané, six à douze missiles prêts au tir.

    Le missile mesure 5 mètres de long et pèse 685 kg. Avant d'être mis sur le lanceur transporteur ou sur une palette, remorque équipée pour le transport, il se trouve dans un conteneur, ailés démontées. La sortie du conteneur et l'assemblage du corps et des ailes sont réalisés par l'équipe de montage à l'aide d'un petit véhicule sur chenilles qui servira également à la mise en place sur le lanceur transporteur ou sur la palette.

    Dotée de deux radars de tir (HPIR),la section peut engager simultanément deux raids aériens. Si, sur une requête de l'ordinateur ou sur sa décision, l'officier de tir décide d'engager une cible, il ordonne à l'un des deux radars de tir de rechercher la cible. Le radar désigné va, automatiquement ou manuellement, commandé par l'opérateur de console de tir, rechercher avec son faisceau d'ondes électromagnétiques, la cible désignée. La cible étant prise dans le faisceau d'ondes, le radar de tir va se verrouiller sur elle et la suivre dans toutes ses évolutions. Il va fournir au poste de tir de section la direction, l'altitude, la vitesse, la distance et le sens de déplacement de l'aéronef. L'ordinateur va, lorsque la cible sera à portée, proposer le tir d'un missile. Si l'officier de tir accepte, l'ordinateur va choisir le lanceur transporteur le mieux placé pour tirer le missile. Celui-ci, guidé par le radar de tir, rejoindra la cible à la vitesse de Mach 2,6 et explosera à proximité en transformant ses 74 kg d'explosifs en une énorme boule de feu et d'acier.

    Le départ d'un missile Hawk est toujours spectaculaire et l'émotion qu'il suscite parmi les plus jeunes surprend toujours les plus aguerris. Un jeune officier de tir en faisait cette description en 2004 :

"L'affût se positionna dans la direction de la cible, et ce fut la mise à feu du missile. Une lumière vive et intense régala nos yeux, le grondement qui fit trembler le sol ravit nos oreilles, le vol suivit une trajectoire parfaire. Le plaisir fut total, la réussite de ce tir nous récompensait de tout le travail fourni...".


   * Extrait de l'ouvrage "402e R.A. un régiment d'exception", aux éditions Crépin-Leblond.


 
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