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Impressions Africaines.
(Extraits de l'ouvrage, à paraître prochainement, "UNGUIBUS ET ROSTRO - Les Détachements Hawk Epervier au Tchad 1986-1989", de M. WATTIN Alexandre, avec l'aimable autorisation de l'auteur.)
Aux missions permanentes telles que l'entraînement au tir, l'aguerrissement, la protection des installations venaient se greffer des missions brousses, ou des journées récréatives au village de Douguia, afin de ne pas tomber dans la routine. Ainsi nous circulions dans la brousse tchadienne où à perte de vue et sous un soleil de plomb nous distinguions après des kilomètres de désert quelques cases perdues au sein d'une nature hostile. Circuler dans la brousse tchadienne où en zone désertique ne fut pas toujours aisé et toujours une épreuve pénible, tout particulièrement qu'à cette époque nous ne possédions pas de GPS !
L'accueil par les populations locales et les notables furent toujours chaleureux. L'attention toute particulière portée par les chefs de village pour nous être agréables et la gentillesse pleine de malice de nos amis tchadiens nous fit découvrir le plaisir de la dégustation du "tchaï", et autres spécialités tels que les criquets grillés ou autres plats fortement pimentés. Les populations savaient que nous n'agissions pas dans le domaine de la coopération militaire mais également dans l'aide médicale. Cela n'était pas suffisant, les bonnes relations imposaient le respect de règles élémentaires essentielles pour ne pas heurter la sensibilité des autorités civiles et militaires. En effet les traditions et les coutumes avaient plus de poids que les lois de la capitale.
Pour bon nombre de "volontaires" ce passage sur le sol africain a permis une ouverture d'esprit et une approche humaniste sur nos différences en ayant une vision quotidienne des difficultés auxquelles les populations étaient sujettes que ce soit par les faits de guerre, de la famine ou des grandes inondations où en permanence nous essayâmes d'aider le pays hôte du mieux que nous le pouvions récompensés par le sourire des enfants des villages que nous traversions lorsque nous leur apportâmes nourritures et surcreries...
Tout au long des séjours nous avons appris à aimer et à respecter ce pays et ses habitants et pour conclure, je pense pouvoir être l'interprête des anciens d'Epervier en écrivant que ces périples africains ne nous ont pas laissé indifférent et que le souvenir de ce pays restera à jamais gravé dans nos mémoires.